Escarres

Il n’existe pas, à ce jour, de données épidémiologiques précises et systématiques qui permettraient de connaître la prévalence des escarres dans la population générale. Pourtant, l’escarre est une pathologie fréquente et les estimations disponibles suggèrent une prévalence de 300 000 cas pour l’ensemble de la population française soit 0,5% de la population.

La prévalence varie, cependant énormément, d’une population à risque à l’autre et selon les études.

 

Les résultats d’une enquête menée en 2006 en France, via le site escarre.fr, montre que la prévalence moyenne de l'escarre chez les patients hospitalisés est de 8,6%. L'incidence est de 4,3% contre 3,2% en 2003 (p<0,001).

L'âge moyen des porteurs d'escarres est de
74 ans.

40% des escarres surviennent accidentellement, 40% surviennent dans le cadre d'une maladie neurologique et 20% compliquent une pathologie en phase terminale. En réanimation, l'état de choc est à l'origine de la moitié des cas.

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1-prevalence

 

Les chiffres varient selon l'activité :


PrévalenceIncidence
Court séjour hors réanimation
7%
3,2%
Réanimation
-
22,6%
Soins de suite
7%
2,5%
Long séjour
10,1%
5,8%
Maison de retraite
4,3%
2,8%

En réanimation, 22,6% des malades sont porteurs d'escarres. Ce sont des escarres souvent peu graves (54% de stade 1 et 2). 44% siègent aux talons et 26% au sacrum.

Chez les blessés médullaires à la phase aiguë, 30% présentent des escarres lors de leur admission en service de rééducation, retardant ainsi de 3 mois en moyenne le processus de rééducation. Plus de 85% des patients développent au moins une escarre durant leur vie. Par exemple, de 17 à 50% des patients accueillis en soins prolongés présentent des escarres.

Plus de 70% des patients porteurs d'escarre ont des localisations multiples.

Les équipes dont l'effectif est incomplet génèrent plus d'escarres, en particulier des escarres accidentelles.

Localisations et apparence :

Cette même enquête montre que 80% des escarres siègent au sacrum ou aux talons. La répartition est équilibrée : 25 % de rougeurs, désépidermisations, ulcérations, nécroses (classification internationale en 4 stades, sauf en réanimation).

En réanimation, 22,6% des malades sont porteurs d'escarres. Ce sont des escarres souvent peu graves (54% de stade 1 et 2). 44% siègent aux talons et 26% au sacrum.

Chez les blessés médullaires à la phase aiguë, 30% présentent des escarres lors de leur admission en service de rééducation, retardant ainsi de 3 mois en moyenne le processus de rééducation. Plus de 85% des patients développent au moins une escarre durant leur vie. Par exemple, de 17 à 50% des patients accueillis en soins prolongés présentent des escarres.

Plus de 70% des patients porteurs d'escarre ont des localisations multiples.

Les équipes dont l'effectif est incomplet génèrent plus d'escarres, en particulier des escarres accidentelles.

 

Cause :

L'escarre est une plaie consécutive à une hypoxie tissulaire provoquée par une pression excessive et prolongée.

Une pression excessive peut se définir comme une pression qui ferme les vaisseaux sanguins cutanés, voire sous-cutanés. Elle va supprimer la circulation sanguine, créant progressivement une hypoxie des tissus, l'escarre ne se formera que si cette fermeture se prolonge.

La pression limite qui provoque cette fermeture varie certainement selon les individus, voire selon les parties du corps. Par contre, on peut aisément identifier quels sont les points du corps où s'exercent les plus fortes pressions, ce qui permet de déterminer les localisations à risque, où l'on pourra exercer une surveillance accrue.

Circonstances favorisantes :

Vaisseaux sanguins en "mauvais état", notamment à cause d'un diabète, une hypertension, ou un tabagisme anciens, ou simplement du fait de leur vieillissement.

Faiblesse de la teneur en oxygène du sang (anémie, infection pulmonaire, nicotine, ...)

 
1-Danger1-Sang

1-Pression

1-PlaieOuverte
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